Étape de Sommereux

Carte postale de Sommereux

Après avoir quitté, traversé de charmants villages Picards et parcouru 41 km, ceux qui sont partis de Chantilly ont fait la moitié du chemin, vous arrivez à Sommereux. Village agricole du plateau Picard, située à mi-distance de Beauvais et d’Amiens. Lorsque vous quitterez Sommereux, vous quitterez aussi l’Oise pour entrer dans la Somme.

Le point culminant de la commune au calvaire du lieu-dit le Moulin de Sommereux atteint 186 m. Sept éoliennes sont construites sur le plateau à l’ouest du village. Après Sommereux, vous découvrirez les premières vraies côtes du parcours.

Sommereux était le siège de la Commanderie générale du nord de la France de l’Ordre des Templiers, sous le nom de Commanderie de Saint-Barnabé. Le village était alors connu sous le nom de « Domus Templi de Somoreus ou Sommerues ».

C’est à la Commanderie que vous découvrirez votre nouveau ravitaillement.

Un peu d’Histoire

La commanderie des Templiers, fondée sans doute avant 1150, ne cesse de s’accroître suite à des donations de biens et de droits. Sa prospérité s’arrête en 1312, avec la dissolution de l’ordre des Templiers par le pape Clément V. le dernier des dix-sept commandeurs de Sommereux, Raoul de Gisy, frère sergent, déposera lors du célèbre procès des templiers, les pratiques sacrilèges et immorales des Templiers

La commanderie est dévolue aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Les bâtiments, vastes et nombreux furent en partie détruits par les Anglais. La maison conventuelle fut restaurée au XVIe siècle et reconstruite au XVIIIe. C’est le petit manoir qui subsiste.

Le domaine est confisqué, divisé et vendu comme bien national après la Révolution française de 1789. Dès 1830, seul le bâtiment actuel subsiste, et la municipalité l’acquiert en 1993. Aujourd’hui, il est aménagé en gîtes ruraux et salle de réunion.

François Carette, seigneur en partie de Sommereux, demeurant ordinairement en sa maison seigneuriale de Sommereux, brigadier de la compagnie des 200 chevaux-légers de la garde ordinaire du roi, chevalier de l’ordre de Saint-Louis, mort à la bataille de Ramillies le 23 mai 1706. Marié en 1682 avec Demoiselle Madeleine de Préteval de Panilleuse, fille de haut et puissant seigneur Messire René de Préteval, marquis de Clères-Panilleuse, baron de Saint-Pair, etc., et de Dame Marguerite de Pompadour.

François-Henri Carette, seigneur en partie de Sommereux, demeurant aussi à Sommereux, fils des précédents, brigadier de la compagnie des 200 chevaux-légers de la garde ordinaire du roi, chevalier de l’ordre de Saint-Louis, est anobli par lettres patentes de janvier 1727 pour ses services militaires et ceux de son feu père (il sert aux batailles de Ramillies 1706, Oudenarde 1708, Malplaquet 1709, Denain 1712 etc.).

La commune absorba Laverrière en 1827, qui redevint autonome en 1833.

À la fin de la Première Guerre mondiale, un aérodrome militaire est aménagé en 1918 à la limite de Grandvilliers, sensiblement à l’emplacement des éoliennes actuelles. Il accueille début avril les 5e et 141e escadrilles, équipées de Sopwith, la 207e équipée de Breguet 16, sans doute dans le cadre de la Bataille d’Amiens. À la fin du même mois, le terrain voit passer la 237e escadrille équipée de Sopwith 1½ Strutter puis de Breguet 16, la 286e équipée de SPAD S.XVI, la 21e équipée de 10 Dorand AR.1 puis de SPAD biplaces. La 45e escadrille séjourne au terrain de Grandvilliers/Sommereux du 26 avril au 14 juin 1918, avec ses Breguet XIV A-2, suivie de la 102e, du 26 avril au 9 septembre 1918, avec ses SPAD puis Breguet XIV. D’autres escadrilles stationnent également, plus ou moins longuement, sur ce terrain.